Ujana, les filles congolaises qui brillent actuellement

Les filles « Ujana » sont des adolescentes ou des filles congolaises souvent moins de 25 ans qu’on trouve souvent les soirs dans des coins des rues, des terrasses, des nigts clubs ou des hotels de Kinshasa et dans d’autres villes de la république démocratique du congo.

Avant quand on parlait d’Ujana, on voyait une école de football des jeunes qui se situe dans la commune de Kalamu précisement dans l’enceinte du stade tata raphael. Mais aujourd’hui quand on utilise ce fameux mot c’est parfois pour parler des jeunes filles congolaises moins agées mais qui n’ont peurs de rien en parlant de l’amour. Par exemple une fille Ujana de 18 ans n’a pas peur d’être en couple même avec un homme de trentaine ou quanrantaine d’années, surtout si l’homme travaille quelque part ou fait un business.

Mais pourquoi seulemennt le mot Ujana? D’abord il faut savoir qu’à part le centre de formation de football Ujana, il y a aussi un club de football dudit centre de formation qui porte aussi le même nom, il joue l’Epfkin, le championnat de Kinshasa. Leur but n’est pas vraiment d’aller jouer la Linafoot, ligue nationale congolaise, mais plutôt de jouer le maintient au championnat et de faire la fortune en vendant leurs athletes aux autres clubs, souvent les grands. Une fille Ujana aussi ne demande pas grand chose, avec un petit rien, elle est à vous.

La fille sait qu’avec ce gars pareil, il y a l’assurance d’avoir un smartphone android neuf ou d’occasion qui coûte parfois moins de 50$ américains, des vêtements de grandes marques « t-shirt gucci, sac louis vuitton, balerine h&m, jeans dongi… » piratés par les chinois depuis Gouangzhou (Chine), qu’on trouve à l’étallage sur le grand marché de Kinshasa connu sous le nom de Zando, ça ne coûte pas aussi beaucoup d’argent.

Et quand la fille fait une demande et l’homme répond favorablement, la fille peut se laisser aller. Le soir ou le jour suivant, l’homme peut lui prendre pour aller prendre quelques bières dans des terrasses chaudes de la ville, manger un peu lla viande de ntaba ou le poulet maillot puis ça fini souvent dans un hôtel.

On a essayé d’interroger un jeune kinois concernant le sujet, il nous dit ceci:

« Les grandes filles de Kinshasa nous compliquent la vie, elles ne sont plus sérieuses. Elles demandent à chaque fois de l’argent, et quand tu promets et tu ne réalises pas, il y a les disputes et l’infidélité n’est pas très loin. Mais avec une fille Ujana, ça marche bien car elle ne demande pas trop, juste un petit rien lui suffit. Au lieu d’avoir une fille qui ne peut demander que le kabelo qui coûte parfois plus de 100$ américains. Bref, les filles agées ne sont plus sollicitées comme avant, les plus jeunes mènent la danse maintenant. Comme moi d’ailleurs je suis sans emploi, le choix est clair ».

C’est peut-être due à la pauvrété qui ronge le pays et les parents n’arrivent plus à prendre soin de leurs filles, mais c’est pathétique parce que déjà le taux du VIH/SIDA est très élévé chez les jeunes de 15 à 24 ans selon l’Unicef, ça risquerait encore d’augmenté et on verra le taux des filles mères à la hausse car il y a certaines filles qui ne se contrôlent pas et qui ne savent pas dire aux hommes de porter le preservatif avant un rapport sexuel.

Manzoangani Rolly, Rédaction

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